La folie d'une vie! | |
Ottawa: j'ai coché «oui»! :)J'aime le centre-ville d'Ottawa. La Québécoise que je suis la qualifierait de très «canadienne», dans tout ce que ce qualificatif peut évoquer de plus beau aux yeux des étrangers.
À mes risques et périls, oser dire que «j'aime Ottawa» pourrait être interprété comme étant de la haute trahison par certains de mes compatriotes. Je fais tout de même mon coming out: j'aime Ottawa! Rapidement, pour 7 raisons. 1) Du rarement vu: La majorité des piétons traversent aux intersections. Et assoyez-vous bien: ils attendent même le signal visuel avant de s'engager dans la rue. Ottawa, ville de fonctionnaires disciplinés!
2) Son canal Rideau: magnifique, même en hiver! L'endroit par excellence pour retrouver son coeur d'enfant! Patiner sur le canal ou le longer par les sentiers est toujours magique. Et quoi de mieux que de déguster une bonne «Queue de castor». Slurp! (www.beavertailsinc.com/)
3) Que ce soit au café du coin, à l'hôtel ou à un passant, la probabilité de se faire répondre avec un sourire sincère et de l'enthousiasme. J'avoue être encore marquée de l'Islande... 4) En hauteur, c'est une petite ville. Sans vraiment d'Empire State Building et de quartier où abondent à profusion les néons, il y règne un curieux mélange de «modernisme conservateur» (merde, encore la politique! Désolée!!!) et de mise en valeur patrimoniale où on se sent bien. (Je me fais couper la tête..).
5) Tout est calme, que ce soit dans le cadre d'une manifestation ou d'expression de mécontentement général...
6) La présence de ses espaces verts.. ou blancs! :)
Cette dame se promenait à raquettes, le long du sentier situé entre le parlement et la rivière des Outaouais. 7) La proximité et l'accessibilité de ses musées. Et leur intérêt. Le musée des Beaux-Arts (www.beaux-arts.ca/fr/, notamment. J'adore! Et pour le plaisir du regard:
Bon. Comme ce petit article constitue une «pratique»...et comme je me demande encore quelle blogueuse j'ai envie d'être... maudite quarantaine! :) J'aimerais tellement être un homme, parfois pour simplifier la réflexion! Ou mieux: Canadienne-anglaise!!!!!!!!! À bientôt! La route de l'escargotComment voyagerons-nous? Quelle formule privilégierons-nous? La grande question demeure. Malgré notre apparente frivolité, n'en demeure pas moins qu'une certaine planification s'impose. Car après ce périple, la vie continuera. Et je présume qu'à plus ou moins long terme, l'envie de se sédentariser viendra nous titiller D'abord, nous avons la chance exceptionnelle de pouvoir considérer plusieurs formes d'hébergement: camping (tente-roulotte, roulotte, caravane à selette, etc.) , bases militaires (Vieux Adoré est retraité des FC), location de résidence (via Home Away, par exemple). Et à partir du moment où sont conjugués «durée indéterminée», «confort» et «choix financiers judicieux» ensemble, les possibilités sont infinies. Après échanges, calculs et discussions, la formule se précise, lentement mais sûrement. Pour résumer ce que nous excluons: toute formule où la salle de bain et la cuisine sont partagées! 1) La caravane à selette et roulotte de plus grand format augmenteraient les coûts de déplacement de façon substancielle et exigeraient que nous changions de véhicule, voir en avoir un 2e (youyou). D'autant plus que le coût de location d'un terrain de camping peut s'avérer relativement dispendieux, selon les provinces et les états. Toutefois, elle a l'avantage de nous permettre du confort et d'être «dans nos bébelles» continuellement. Mais dépenser 30, 40 ou 50 000$ sans savoir si nous aimerons... c'est risqué. Et limitatif. 2) Location de résidence: Sera nécessaire lorsque nos 4 enfants nous visiteront. Le coût mensuel peut être relativement abordable (On peut trouver aux environs de 1500-2000$/ mois.) Le principal désavantage? Nous ne tiendrons probablement pas en place 1 mois au même endroit. Mais elle nous permet de se localiser facilement, nous permet d'avoir accès libre aux commodités de luxe (laveuse, sécheuse, spa..) et au confort d'une vraie maison. 3) Bases militaires: Formule intéressante mais «incertaine». Le prix et le confort varient. La disponibilité et la durée de temps allouées également. Par exemple, à Halifax (Nouvelle-Écosse), nous avons loué un appartement de 2 ch. à coucher pour 30$/jour. Mais notre occupation était conditionnelle (il servait de loyer de secours aux femmes violentées). Plusieurs bases (américaines, surtout) possèdent des terrains de camping très abordables (ex: 600$/mois, 3 services inclus) dont l'occupation dans le temps varie. Certains permettent 2 semaines, d'autres 4. Ultimement, nous souhaitons pouvoir avoir un maximum de liberté afin de décider de la forme d'hébergement qui s'avérera être la meilleure, selon l'endroit où nous serons et surtout, selon ce que nous souhaiterons vivre. Tout en respectant la limite budgétaire. Surtout. Ça, c'est la partie facile de cette «logique déduction». Nous ferons l'acquisition d'un petit véhicule récréatif (ce que nous permettra de tirer notre véhicule), ce qui nous permettra d'abord de bénificier d'un certain confort de base en camping. Et plus le confort sera grand, plus nous serons tentés de privilégier cette forme d'hébergement..la moins dispendieuse de toute. On se connaît bien...
Et c'est là, le coeur du débat. Un) Acheter le moins cher possible: pour le prix d'une tente-roulotte usagée «récente et luxueuse», on peut aussi acheter une petite roulotte (ou hybride), offrant plus d'espace et de «confort». 2) Maximum de confort: Ça veut dire quoi, au juste? Ne pas dormir par terre, n'est-ce pas, justement, du «grand confort»? Pas facile de donner un nouveau sens à un mot auquel je ne connais que la définition actuelle...et de l'expérience acquise de mes précédents voyages. Vivre «simplement», le temps de voyage de 2 ou 3 semaines, c'est une chose. Mais d'en faire un mode de vie, c'est une autre. Enfin, il me semble.... Donner une valeur monétaire à nos besoins en matière de «confort» nous amène à réfléchir aux raisons fondamentales qui les expliquent. D'un côté du ring, je vous présente «Poulette de luxe». Elle apprécie la bonne table. Ne dort que dans un lit King. Apprécie un minimum de luxe et de propreté.
De l'autre, «Granola en devenir». Adore le trek et aime relever des défis. Recherche les grands espaces. Peut s'émouvoir devant la beauté de la nature. Mange moins..et mieux.
Et ça joue dur.... Les résultats vous seront bientôt partagés..
Une fois tout ceci établi, une autre question surgit: pourquoi ne pas faire de même en Europe....?
Se préparer à sauter en parachute..Janvier 2012. On vend tout et on s'en va. À l'aventure. Sans destination précise. À ceux qui me disent que je suis «chanceuse», je dis «merci». Mais je tiens à ajouter que ce n'est pas de la «chance» mais un «choix». Ou mieux, une «folie choisie». J'aimerais bien affirmer que ce projet fût longuement planifié, réfléchi, calculé et budgeté. Mais ce serait de la fiction. De la foutaise. En fait, il y a 17 mois, mon époux et moi vivions une conjoncture d'épreuves de toutes sortes. Un jour, vidée, je me suis demandé si je vivais ce que je voulais vivre. Question qui n'a pas été suivie d'aucune réflexion quelconque. J'ai seulement entendu la réponse qui criait au fond de moi: NON!!!!! Je me suis retournée vers mon Vieux Adoré, mon partenaire de vie absolu. Je lui ai tout simplement dit:«On vend tout et on part, ok? On part jusqu'à ce qu'on soit écoeurés. Puis, on repart à neuf.». À ce moment précis, j'ai senti son regard plonger dans le mien, scrutant ce que lui seul peut voir. Je me souviens de l'intensité de ce moment et de sa réponse, sérieuse: «Ok.». «OK». C'est tout. Sans calculs. Sans restrictions. Sans débats. Sans conditions. C'est à cet instant précis qu'une nouvelle étape de notre vie débuta. Sans réellement le réaliser, nous venions de poser pied dans l'avion qui nous mènerait ultimement à sauter..en parachute! Chose certaine, l'appel de la liberté était la motivation première. Nous ne voulions plus d'immeubles. Plus de commerce. Plus de maison. Le moins de responsabilités financières que possible. Et comme nous ne souhaitions pas embarrasser la famille avec des boîtes ou entreposer des items pour une durée de temps indéterminée, il a rapidement été convenu que nous devions nous débarrasser de tout ce qui ne nous suivrait pas. Seuls les souvenirs précieux (ex: de nos enfants) survivraient au grand débarras. Poursuivre la réalisation de ce projet a exigé des choix difficiles. Être cohérent avec le processus, encore plus. Car au fil du temps, ce qui est né d'un pressant besoin de fuite, c'est transformé en une opportunité de croissance personnelle. L'approche de la quarantaine qui se fait sentir, peut-être? Reste que je ne suis pas encore partie, que je me sens déjà plus légère...plus légère de mes biens, plus légère dans mon esprit, aussi. Mais plus solide en dedans par rapport à ce que je suis, à qui je suis.. De ce que nous sommes, également, mon Vieux Adoré et moi-même.. Nous partirons en 2012. Quand? Au cours des prochains mois. Comment? Il y a 7 mois, je vous aurait dit en «fifth wheel». Il y a 5 mois, je vous aurait dit «en camping». Il y a 1 mois, je vous aurait dit «en location de résidence». Et aujourd'hui, la bonne réponse est «je ne sais pas. On verra». C'est honnête! Ce qu'on amène? Deux vélos DeVinci (Caribou) et ses équipements, notre tente Mutha Hubba et notre équipement de camping et de trek. Ma mijoteuse électrique. Une glacière et une boîte de quelques items non périssables et épices. 2 ordinateurs portables. Nos vêtements, médicaments. Un véhicule. Un cellulaire (tél. seulement). Et une somme d'argent. Ha! Et mes produits de beauté! :) La maison est maintenant dépourvue de tout ce qui n'est pas nécessaire. Ou presque. L'exercice devient de moins en moins difficile. L'attente s'est transformée en certitude..prêts, pas prêts..ce n'est qu'une questions de temps avant que nous nous élancions! L'Amérique du Nord sera notre nouveau terrain de jeu.
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